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UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – ®F. POLETTI – istock2017

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Frédéric Dardel, Jean-Michel Scherrmann, François Bouzom, Salima Hacein-Bey-Abina, Alain Fischer, Pauline Chauvin, Jean-François Toussaint, Luc Collard, Jean-Paul Gaudillière, Isabelle Varescon, Jean-Hugues Trouvin, Jérôme Peigné, Xavier Coumoul, Robert Barouki, Ariel Lindner, Marie Zins, Karine Audouze

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

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Contourner la résistance aux antibiotiques grâce à l’OpenScience

La résistance aux antibiotiques représente un enjeu de santé public majeur dans les pays en voie de développement comme dans les pays développés. Le recours trop fréquent à la prise d’antibiotiques a favorisé le développement de la résistance des bactéries à un nombre très important de molécules. Face à cette problématique, l’Openscience représente une voie d’avenir. Ariel Lindner, Directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), rattaché aux universités Paris Descartes et Paris Diderot, nous la présente.

Ariel Lindner,
Directeur du Centre de Recherches Interdisciplinaires

Au sein du Centre de Recherches Interdisciplinaires, nous nous intéressons depuis de nombreuses années aux problèmes des bactéries résistantes aux antibiotiques. En mettant en place des modèles basés sur le clonage de bactéries, nous avons mis en évidence la propension des bactéries pathogènes à développer une forte résistance aux molécules. Face à un même antibiotique, certaines bactéries pathogènes clonées meurent quand d’autres contournent les effets du traitement et s’y adaptent. Cela prouve la faculté déconcertante avec lesquelles la nature met en place des systèmes de protection rendant nos traitements rapidement obsolètes. Face à ce défi, deux stratégies existent. La première consisterait à développer de nouvelles molécules au sein des laboratoires pharmaceutiques. Dans les faits, cela ne se pratique quasiment plus pour plusieurs raisons. Premièrement, il existe déjà un nombre considérable de molécules et il est assez difficile d’en trouver ou d’en créer de nouvelles. Deuxièmement, le modèle économique des laboratoires ne s’inscrit plus dans cette démarche. Un développement de molécule prend une quinzaine d’années, laps de temps durant lequel le brevet déposé au moment du lancement du projet devient obsolète. De plus, les coûts engendrés par les différentes phases de création et d’essais cliniques des traitements sont rédhibitoires pour la plupart des investisseurs. Que faire alors pour continuer à proposer de nouveaux traitements ?

Réutiliser des molécules dans des cadres thérapeutiques différents.

L’OpenScience, une nouvelle voie pour lutter contre la résistance bactérienne
En 2013, l’équipe Paris Bettencourt, composée d’une quinzaine d’étudiants au sein du Centre de Recherche Interdisciplinaire, a remporté le concours de biologie synthétique organisé par le MIT. Nous y avions présenté une nouvelle approche de lutte contre la tuberculose. En travaillant in-silico, nous avons réussi à mettre au point un système de diagnostic permettant de détecter rapidement la tuberculose et en même temps les résistances associées. Afin de contourner ces résistances, nous avions modifié une bactérie modèle pour tuer spécifiquement le pathogène responsable de la tuberculose (gène cible). À l’aide d’un virus, nous avons inactivé les résistances aux antibiotiques, dans le but de les réintroduire de façon efficace dans la thérapeutique anti-tuberculeuse. En modifiant génétiquement par des approches issues de la Biologie de Synthèse, nous avons tranformé une bactérie de laboratoire modèle pour mimer le pathogène responsable de la tuberculose, le processus de criblage de nouveaux médicaments a été drastiquement accéléré. C’est ainsi que nous avons découvert des molécules qui pourraient s’avérer efficaces contre cette maladie. L’avantage de ce modèle, c’est qu’avec très peu de moyens on peut activer énormément d’agents de changement pour faire évoluer la recherche. Toutes les données, les résultats et les protocoles sont accessibles aux chercheurs du monde entier. On parle ici d’Open Source Drug Discovery, modèle lancé par l’éminent chercheur indien Samir Brahmachari il y a quelques années. Cette approche ouvre la voie au “recovery sourcing” (capacité de réutiliser des molécules dans des cadres thérapeutiques différents). C’est en mêlant nos recherches et nos approches que nous arriverons à contourner la résistance aux antibiotiques.