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UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – ®F. POLETTI – istock2017

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Frédéric Dardel, Jean-Michel Scherrmann, François Bouzom, Salima Hacein-Bey-Abina, Alain Fischer, Pauline Chauvin, Jean-François Toussaint, Luc Collard, Jean-Paul Gaudillière, Isabelle Varescon, Jean-Hugues Trouvin, Jérôme Peigné, Xavier Coumoul, Robert Barouki, Ariel Lindner, Marie Zins, Karine Audouze

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

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Défi économique

De la paillasse au patient

Pour l’ordonnance, comptez quinze ans… Des premières hypothèses à sa commercialisation, la production d’un nouveau médicament est longue et hasardeuse. Alors que les coûts de développement des firmes pharmaceutiques ont doublé en dix ans, le savant équilibre entre enjeux de santé publique et rentabilité économique est au centre de toutes les préoccupations. Dans ce contexte, comment structurer et financer l’effort de recherche ? Eléments de réponse.

Est-il bien raisonnable de se lancer sur le marché du médicament ? La question se pose à en croire Jean-Michel Scherrmann : “l’industrie pharmaceutique est celle qui fait face aux contraintes les plus dures, les plus coûteuses et les plus hasardeuses”. Pourquoi si long, pourquoi si cher ? “La conception d’un nouveau traitement est d’autant plus complexe que le défi scientifique se double d’enjeux majeurs de sécurité, de santé publique et d’économie de la santé. Le tout conduit à l’allongement des durées de développement”.

Tests, études et essais
Avant d’être prescrit, un médicament franchit une série d’étapes destinées à éliminer les molécules dont le rapport bénéfice/risque n’est pas satisfaisant. La phase préclinique, longue de cinq à sept ans, est un passage obligé avant tout essai sur l’homme. Aux tests pharmacologiques et toxicologiques succèdent des études pharmacocinétiques, destinées à étudier le parcours du médicament dans l’organisme. Ce processus en entonnoir aboutit à l’élimination de milliers de molécules avant de passer aux essais cliniques, organisés en trois temps. Réalisés sur l’homme, ils prennent à leur tour sept à huit ans avant que les demandes d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) puissent être déposées. Des circuits courts existent, mais ils sont rares. “Les génériques ne sont pas concernés puisqu’il s’agit de copies de la molécule d’origine. La législation a été assouplie pour les maladies rares, pour permettre des développements plus courts et moins onéreux. Enfin, les essais se font directement sur l’homme pour des maladies infectieuses comme le Sida ou pour certains produits anticancéreux qu’on ne peut pas tester sur des volontaires sains”, énumère Jean-Michel Scherrmann.

Recherches privées, recherches publiques
Si des milliers de nouveaux médicaments ont été mis au point ces dernières décennies, c’est au prix d’un vaste effort de recherche qui se poursuit aujourd’hui, que ce soit pour développer des traitements plus efficaces ou pour répondre à l’apparition de nouvelles maladies. Or, l’innovation thérapeutique mobilise des ressources considérables pour un résultat incertain. Peu de molécules génèrent des gains suffisants pour couvrir l’ensemble des coûts de R&D engagés. Pour résoudre cette délicate équation, les acteurs privés sont parfois amenés à privilégier les domaines les plus prometteurs et/ou les pathologies les plus répandues, au risque de se voir accusés de faire passer l’intérêt public après leurs intérêts privés. Un reproche que relativise le professeur Scherrmann, pour qui c’est en conciliant recherche publique et recherche privée qu’on peut réduire les “angles morts”. “Pour chaque pathologie, deux groupes concourent à la recherche de nouveaux traitements. Le premier englobe les organismes de recherche publique, soit en France l’Inserm, le CNRS, les laboratoires universitaires… Le second réunit les entreprises pharmaceutiques qui se tournent vers tel ou tel champ de recherche en fonction de leurs spécialités. Celles qui évoluent dans le domaine de l’infectiologie travailleront par exemple sur le Sida, tandis que celles qui disposent d’un département de neurosciences se pencheront plutôt sur le vieillissement ou la maladie d’Alzheimer.”
À chacun ses atouts : les laboratoires publics n’ont pas la puissance de frappe nécessaire pour financer quinze ans d’essais, tandis que les groupes privés ne peuvent pas couvrir l’ensemble des champs de recherche. Après avoir longtemps parié sur des fusions pour réduire leurs coûts, les industriels sont de plus en plus nombreux à racheter des spin-off ou des start-up issues de la recherche publique. Pour le secteur public, c’est une manière de diversifier ses sources de financement grâce aux revenus de leurs brevets : le CNRS a longtemps tiré des revenus importants du taxol, une molécule utilisée en chimiothérapie. “Chaque secteur a besoin de l’autre pour fonctionner. L’industrie pharmaceutique a besoin de l’innovation, de la créativité et des formations du tissu universitaire. Inversement, les pouvoirs publics ont besoin des labos, seuls capables de gérer la complexité et les coûts de production de médicaments qui respectent les standards internationaux. C’est un mariage vertueux où chacun conserve sa spécificité et sa liberté.”
Pourtant, rien ne dit que cette ligne de partage sera la même dans vingt ou trente ans : “L’industrie pharmaceutique continue de chercher le modèle le plus efficace. Aujourd’hui, la question de savoir comment développer plus rapidement et plus efficacement un médicament reste intacte.”

REPÈRES

Le marché mondial du médicament est évalué à 913 milliards d’euros.
(source : LEEM)

En 2015, la France comptait 252 entreprises pharmaceutiques et près de 450 biotechs, soit un paysage industriel plutôt plus fragmenté qu’à l’étranger. Seuls Novartis et Sanofi se détachent, chacun occupant 7% environ du marché.

(source : ministère de la Santé).

LA CITÉ DU MÉDICAMENT : UN OUTIL CITOYEN

Prévue pour 2017-2018, la Cité du Médicament accueillera le grand public au coeur de la Faculté de Pharmacie de Paris. Son objectif est d’offrir des informations fiables sur l’ensemble des problématiques liées aux médicaments au travers d’espaces d’expositions et d’échanges, d’ateliers, de conférences… “Dès qu’on évoque les enjeux du médicament, beaucoup de gens se renseignent aujourd’hui sur le web. Or, on y trouve des informations de niveau inégal, quand elles ne virent pas à la polémique gratuite, voire à la désinformation pure et simple” pointe le Professeur Scherrmann. “Assurer une vulgarisation de qualité est capital pour notre faculté”. De quoi lutter contre quelques clichés faciles, aux effets parfois néfastes : “il suffit d’une affaire comme le Mediator pour détruire la confiance vis-à-vis des médicaments alors qu’ils sont essentiels à notre société”, regrette le doyen honoraire. “Revenir aux réalités scientifiques est une manière d’assumer notre rôle en matière de santé publique.”

MASTER ÉCONOMIE DE LA SANTÉ
Ce master fournit aux étudiants les éléments nécessaires à la compréhension du fonctionnement et de la gouvernance des organismes et industries de santé. Il s’agit de leur permettre d’acquérir des méthodes de recherche et de développer des capacités de synthèse, d’analyse et de critique ainsi que de maîtriser l’analyse et le traitement de l’information dans le cadre de recherches théoriques et appliquées, plus particulièrement dans le secteur de la santé.