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UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – Philip Martin – istock2018

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Michèle Rivière, François Goffinet, Élie Azria, Arlette Streri, Sylvain Missonnier, Lydia Morlet-Haïdara, Marie Mesnil, Clémentine Lequillerier, Yves Ville, Julie Steffann, Frédéric Bizard

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

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Et ailleurs ?

Économie de la naissance en France : peut mieux faire !

Alors que la France a fait figure de modèle dans les années 70 et 80 en matière de médecine périnatale et de dynamisme des naissances, force est de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Frédéric Bizard,
Économiste, spécialiste des questions de protection sociale et de santé
Sciences Po Paris

Le nombre de naissances était de 830 000 en 2006, il a été de 767 000 en 2017. Il est en baisse ces trois dernières années (-2,1% en 2017). La fécondité des femmes françaises baisse aussi pour la troisième année de suite pour s’établir à 1,88 enfant par femme (contre 2 en 2014). Ce taux reste cependant encore le plus élevé d’Europe, avec celui de l’Irlande. L’âge moyen des femmes continue à croître pour atteindre 30,6 ans en 2017, soit un an de plus qu’en 2007.

En matière d’indicateurs de santé périnatale, la France a une position moyenne en Europe. Notre mortinatalité (nombre d’enfants morts-nés) est élevée et notre taux de mortalité néonatale (enfants nés vivants et morts avant le 28e jour de la vie) nous classe au 15e rang en Europe. En termes de dépenses, le montant remboursé par la sécurité sociale était de 9,3 milliards d’euros en 2016, quasiment stable par rapport à 2015. 46% des dépenses sont de nature hospitalière, 42% sont des indemnités journalières et 12% des soins de ville. Le coût par patiente augmente de 1,5% par an mais les effectifs baissant d’autant, la dépense totale est quasi stable (6 150 euros par patiente).

Depuis quarante ans, un mouvement de restructuration des maternités a été opéré avec l’objectif d’améliorer la sécurité de la naissance. Il s’est traduit par une forte concentration des établissements (1 369 en 1975, 520 en 2015), avec une forte baisse des établissements privés qui ne représentent plus que 25% du total. 3% des maternités réalisaient moins de 300 accouchements en 2012, contre 36% en 1975. Depuis la structuration en trois niveaux instaurée par les décrets Périnatalité de 1998, la part relative des maternités de niveau I n’a cessé de diminuer (41% des lits en 2004, 31% en 2012) au profit des maternités de niveau II (39% à 46%) et III (20 à 23%).

Depuis 40 ans, un mouvement de restructuration
des maternités a été opéré
pour améliorer la sécurité de la naissance.

Les durées de séjour pour accouchement ont baissé, mais assez lentement (0,5 jour entre 2003 et 2011). Les comparaisons internationales montrent qu’elles restent élevées par rapport à d’autres pays : 4,2 jours pour accouchement par voie basse alors que la moyenne de l’OCDE est de trois jours en 2016 et que plusieurs pays ont des durées de séjour de deux jours ou moins (Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis, Canada…). Il y a donc un potentiel de réduction significative de la durée moyenne de séjour, et corrélativement du nombre de lits de maternité.

On observe une médicalisation de l’accouchement dont l’objectif d’améliorer la sécurité et le bien-être des femmes n’est pas toujours avéré. Ainsi, en 2016, 20% des accouchements se réalisaient avec césariennes et 20% donnaient lieu à une épisiotomie. Il existe une forte hétérogénéité des conditions d’accouchement qui ne s’explique pas toujours par les différences de populations. Ainsi le Collège des Obstétriciens constate que 38 maternités ont des taux d’épisiotomie inexpliqués supérieurs à 30%.

Baisse des naissances, résultats sanitaires moyens, inégalités des prises en charge sur le territoire… la France peut mieux faire en matière de périnatalité.

EXECUTIVE MASTER – GESTION ET POLITIQUES DE SANTÉ – SCIENCES PO
Cette formation s’adresse aux acteurs privés et publics du système de santé (médicaux, industriels, administratifs, juridiques). Elle offre un panorama complet du système de santé, de la conduite des politiques publiques à la gestion des structures privées et publiques, et propose une approche pluridisciplinaire des questions de santé : juridique, économique, gestionnaire, politique, sociologique et démographique.