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UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – Philip Martin – istock2018

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Frédéric Dardel, Alain Fischer, Odile Launay, Serge Blisko, Olivier Garraud, Juan Alonso, Marie Veniard, Theodore Alexopoulos, Nathalie Martial-Braz, Samuel Laurent, Claude Forest, Charbel Massaad, Catherine Labbé-Jullié, Brandon Stell, David Janiszek, Gérald Bronner

Présents uniquement dans la version en ligne : Ange Ansour, Didier Pourquery,
Nicolas Martin

En partenariat avec l’émission La Méthode Scientifique sur France Culture.

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

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Et ailleurs ?

Les fake news : miroir de notre crédulité ?

Gérald Bronner, sociologue et professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot, se consacre depuis des années au décryptage des rumeurs, fausses informations et complots omniprésents dans notre société. Se diffusant à la vitesse d’Internet et des réseaux sociaux, ils répondent tous à un besoin ancré dans notre nature profonde : celui de croire !

Gérald Bronner,
Sociologue et Professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot

Peut-on prouver que quelque chose n’existe pas ? La réponse est non. C’est là, le point d’entrée de l’œuvre La Démocratie des crédules* de Gérald Bronner. En revisitant ce qui semble être une évidence, le sociologue met le doigt sur la logique de tout conspirationnisme, complotisme et autres fake en tous genres. “Si je peux prouver qu’il existe des chevaux, je ne peux pas prouver qu’il n’existe pas de licornes”, résume de façon absurde et pertinente Gérald Bronner. Or, cela s’applique exactement de la même manière à l’ensemble des théories du complot. Du 11 septembre à la franc-maçonnerie, jusqu’aux défenseurs de l’idée d’une Terre plate (platistes), elles inondent la toile et y remportent une immense adhésion. “Ces mythes sont fondés sur un effet de dévoilement très satisfaisant pour l’esprit, un sentiment proche de ce que nous ressentons lorsque nous découvrons la solution d’une énigme (…) celui qui fait sien le mythe du complot a le sentiment d‘en savoir davantage que le quidam et d’être donc moins naïf que lui”, poursuit-il.

Rationalité objective contre rationalité subjective
Cette adhésion à la croyance et surtout l’impossibilité de faire changer d’avis une personne convaincue, le sociologue l’a expliqué en opérant une distinction entre la rationalité objective et la rationalité subjective. La rationalité objective relève de la démarche scientifique et se base sur la construction du savoir par la preuve. La rationalité subjective est du ressort de la croyance. Les croyances ont leur logique propre qu’il convient de décrypter et d’analyser mais ne relèvent aucunement d’une démarche irrationnelle. “Chaque individu a ses raisons de croire. De ces dernières, s’échafaude un système de croyance qui pose l’individu dans une situation souvent valorisante et réconfortante pour lui-même”, développe Gérald Bronner. Cela explique la méfiance qui s’installe à l’égard de la science notamment. Malgré les progrès indéniables dans toutes les disciplines et l’amélioration considérable qu’elle apporte concernant nos conditions de vie, la méfiance et la défiance s’installent. Il est toujours plus facile de croire que d’acquérir un savoir basé sur des preuves. En cela, les fausses informations (notamment en matière de santé) marquent bien souvent l’opinion de façon très profonde.

Vers une régulation nécessaire du marché de l’info ?
Ne rien faire contre les fake news, c’est laisser la porte grande ouverte au marché totalement dérégulé de l’information “où règne la loi du plus fort”, poursuit le sociologue. Les plus forts étant ceux qui font “le plus de bruit” à faire valoir leurs points de vue, en particulier sur Internet. Que faire ? “Ouvrir un chapitre sur la régulation du marché de l’information, en concertation avec les pouvoirs politiques et les grands acteurs du net. Cela consiste à s’intéresser à la question de la visibilité des contenus” analyse-t- il. Est-il normal que certains mots-clefs renvoient prioritairement à des sites contraires à l’orthodoxie scientifique ? Les GAFA** en concertation avec les politiques ont assurément un rôle à jouer à ce sujet. “L’autre aspect, au moins aussi important, est l’éducation. Il faut se saisir de cette révolution du marché de l’information pour opérer une révolution pédagogique et offrir aux apprenants toutes les occasions pour qu’ils puissent comprendre non seulement le contenu – de la connaissance – mais aussi les raisons pour lesquelles ce contenu leur résiste”, conclut-il. L’urgence est réelle !

*La Démocratie des crédules, Presses universitaires de France, 2013
**Google Apple Facebook Amazon

DÉCOUVREZ L’INTERVIEW DE NICOLAS MARTIN,
JOURNALISTE ANIMATEUR DE L’EMISSION LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE SUR FRANCE CULTURE.