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UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – ®F. POLETTI – istock2017

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Frédéric Dardel, Jean-Michel Scherrmann, François Bouzom, Salima Hacein-Bey-Abina, Alain Fischer, Pauline Chauvin, Jean-François Toussaint, Luc Collard, Jean-Paul Gaudillière, Isabelle Varescon, Jean-Hugues Trouvin, Jérôme Peigné, Xavier Coumoul, Robert Barouki, Ariel Lindner, Marie Zins, Karine Audouze

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

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La révolution du médicament est en marche

Quelle histoire que celle du médicament ! La phytothérapie est une pratique humaine qui remonte à des temps immémoriaux. Depuis l’Egypte ancienne à la Mésopotamie ou la Grèce antique, toutes les civilisations ont fait usage des plantes dans le but de se soigner. L’efficacité des remèdes reste pourtant très aléatoire jusqu’au début du XIXe siècle, quelques décennies après que les apoticaires soient devenus pharmaciens suite au célèbre décret de 1777 promulgué par Louis XVI. Les remèdes ont cédé peu à peu leur place aux médicaments. De quelques dizaines au début du XXe siècle, à plusieurs dizaines de milliers de spécialités pharmaceutique occupent désormais une place centrale dans nos sociétés. La faculté de pharmacie de Paris, membre de l’université Paris Descartes, est un lieu privilégié où se rencontrent à la fois les étudiants, les enseignants et les professionnels du secteur. C’est depuis ce centre historique et symbolique que nous vous invitons à débuter la lecture de ce magazine.

Jean-Michel Scherrmann,
doyen honoraire de la faculté de pharmacie de Paris et Professeur de Pharmacocinétique à l’Université Paris Descartes.

La Faculté de Pharmacie de Paris accueille plus de 4 500 étudiants dans ses différentes spécialités. Chaque année, plus de 250 d’entre eux obtiennent leur diplôme d’État de Docteur en Pharmacie et vont exercer leur métier en officine, dans l’industrie, dans les hôpitaux ou les laboratoires de recherche. Le pharmacien intervient dans toutes les étapes de la vie du médicament, depuis sa conception jusqu’à sa délivrance. Les sciences pharmaceutiques consistent à la fois en la préparation des médicaments et dans l’ensemble des règles qui régissent leur production. Jusqu’au XIXe siècle, les traitements proposés sont issus principalement des plantes et des minéraux. Depuis, la croissance exponentielle du nombre de traitements, rendue possible par l’avènement des sciences comme la chimie, la biologie et l’informatique, donne au pharmacien une place centrale dans la chaîne du soin. “Son rôle de conseil et de contrôle des prescriptions auprès des patients est incontournable. Il faut que les pharmaciens et les médecins travaillent de concert. Chaque secteur de compétence doit apporter sa contribution afin de s’assurer que le médicament soit accessible à tous tout en s’adaptant aux contraintes réglementaires et économiques” déclare Jean-Michel Scherrmann, doyen honoraire de la Faculté de Pharmacie de Paris et Professeur de Pharmacocinétique à l’Université Paris Descartes.

Ce qui fait le lien entre la formation que j’ai reçue il y a plusieurs décennies et celle que je délivre à mes étudiants à l’heure actuelle, c’est le médicament.

Les enjeux de la formation des futurs pharmaciens
“Ce qui fait le lien entre la formation que j’ai reçue il y a plusieurs décennies et celle que je délivre à mes étudiants à l’heure actuelle, c’est le médicament” poursuit-il. Si le médicament reste le lien privilégié unissant toutes les générations de pharmaciens, la formation n’a cessé d’évoluer au rythme des progrès scientifiques et technologiques. Les multiples découvertes issues de l’informatique, des mathématiques, de la modélisation, de la physique, de la biologie et des micro ou nanotechnologies ont profondément transformé le métier. “Prélever une cellule d’un organisme vivant sous microscopie, analyser la distribution du médicament au sein même de la cellule par imagerie et finalement localiser la molécule en cours de développement sur sa cible moléculaire, deviennent réalité. Nos formations doivent tenir compte de ces évolutions afin de préparer au mieux les futurs pharmaciens” explique Jean-Michel Scherrmann. Aussi de nombreux professionnels du secteur interviennent dans les cursus proposés afin d’apporter des compétences pratiques aux étudiants. “Nous avons à cœur de mettre les étudiants face à des problématiques concrètes qu’ils rencontreront dans leur future vie professionnelle” explique François Bouzom, Directeur de développement préclinique, au sein d’UCB Biopharma. “Mes interventions en master ont pour but de mettre les étudiants dans la peau d’un chercheur – développeur du secteur pharmaceutique privé. Nous souhaitons les préparer au mieux à la réalité du métier” poursuit-il. Les partenariats entre la Faculté de Pharmacie, les industriels et les laboratoires pharmaceutiques sont nombreux. Ils sont le reflet d’un marché du médicament en évolution constante où la recherche fondamentale et l’industrie avancent main dans la main pour développer de nouveaux médicaments.

Vers de profondes évolutions dans le développement du médicament
“Le modèle actuel de recherche et de conception du médicament est totalement dépassé” déclare Jean-Michel Scherrmann. Le médicament est pris en tenaille entre une réglementation de plus en plus lourde et contraignante et des processus de développement en accélération constante grâce, notamment, au progrès de la bio-informatique. À l’heure actuelle, quinze années sont nécessaires entre la conception et la mise sur le marché d’un médicament. Le processus de développement d’un nouveau traitement se fait encore de manière itérative, selon de longs processus à l’heure où les progrès technologiques permettent désormais d’aller localiser l’effet d’un médicament sur des cibles subcellulaires. Quel intérêt de poursuivre un modèle de développement totalement dépassé ? Aucun, semble-t-il ! Mais la réglementation, bien qu’elle soit évidemment nécessaire, freine considérablement les délais de développement et de commercialisation des nouveaux médicaments. Les autorités réglementaires, comme la Food and Drug Administration, ses homologues européennes et japonaise, partagent avec tous les acteurs du monde du médicament un même objectif : trouver et mettre en place de nouvelles stratégies de création, de développement et de mise sur le marché du médicament. “Être capable de modéliser l’évolution d’une maladie sur 20 ou 30 ans, réaliser l’inclusion des patients dans un essai clinique à partir de quelques biomarqueurs qui permettront de situer le niveau d’évolution de la maladie du patient à inclure va révolutionner la conception des essais cliniques en utilisant le bon patient au bon moment. La réduction du nombre de patients améliorera l’éthique de ces essais et permettra des économies d’échelles importantes” conclut-il.

Située au cœur de Paris à proximité du Sénat et du jardin du Luxembourg, la Faculté de Pharmacie de Paris réunit, dans ses bâtiments datant pour la plus grande partie de la fin du XIXe siècle, de nombreux éléments artistiques et historiques (peintures, sculptures, mobilier, faïences…) qui sont le reflet de son activité d’enseignement et de recherche au cours du temps.

La Faculté de Pharmacie de Paris

Héritière de l’École de pharmacie qui fut créée en 1803 et qui s’installa avenue de l’Observatoire en 1882, la Faculté de Pharmacie de Paris abrite, dans ses 34 000 m2, des services administratifs et techniques, des salles de cours et de travaux pratiques, 6 amphithéâtres, un jardin botanique de 3 436 m2, une trentaine de laboratoires et équipes de recherche ainsi qu’une bibliothèque interuniversitaire de pharmacie riche de plus de 100 000 ouvrages et périodiques. 216 enseignants chercheurs, 139 personnels administratifs y travaillent. Plus de 4 000 étudiants y sont inscrits et 191 doctorants se forment à la recherche et par la recherche. À côté de son traditionnel cursus pharmaceutique qui se déroule sur six années, la faculté propose une offre de formation en Sciences de la Vie et de la Santé de niveau Licence, Master et Doctorat.

MASTER SCIENCES DU MÉDICAMENT : QUALITÉ DES PRODUITS DE SANTÉ
Le master “Qualité des produits de santé” associe étroitement l’acquisition de connaissances théoriques spécifiques à la matière et des compétences pratiques.
Les étudiants s’insèrent dans le monde du travail après avoir acquis les techniques en usage dans les domaines du contrôle des médicaments et des aliments et les avoir appliquées au cours de nombreuses séances de travaux. Une attention particulière est apportée aux aspects d’assurance qualité dans les différents domaines (qualification d’équipement, validation d’appareil). La formation proposée est adossée à la recherche fondamentale et appliquée.

*Source : LEEM, Les Entreprises du Médicament