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UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
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75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – ®F. POLETTI – istock2017

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CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

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Médicaments et toxicité : du remède au poison

Chaque médicament contient des principes actifs voués à soigner une pathologie ou à soulager une douleur liée à celle-ci. Si la médicamentation constitue un axe principal de la prise en charge médicale, il n’en demeure pas moins que chaque médicament contient des principes actifs susceptibles d’être nocifs pour l’organisme. Voyage au cœur de la toxicité des médicaments. à la frontière du remède et du poison.

Quoi de plus banal que de prendre un médicament ? Depuis les traitements les plus courants délivrés sans ordonnance, aux thérapies les plus lourdes suivies dans un centre hospitalier, nous sommes tous confrontés, un moment ou un autre, à ce geste devenu partie intégrante de nos vies quotidiennes. Et pourtant, même la prise d’un comprimé de paracétamol n’est pas un geste anodin pour l’organisme. “Chaque médicament contient en lui-même un principe actif qui, outre ses effets bénéfiques recherchés, pourrait avoir des effets indésirables” explique Xavier Coumoul, Professeur de biochimie et de toxicologie à l’Université Paris Descartes. Ainsi, concernant les médicaments, il faut toujours tenir compte du rapport bénéfices/risques.

Tout est une question de dosage !
Au XVe siècle, un médecin alchimiste suisse, Paracelse, posait une définition restée célèbre du concept de la relation dose-effet : “Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison, seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison”. Formule ô combien juste et visionnaire pour son temps, tant cela s’applique parfaitement au suivi de la grande majorité des traitements à l’heure actuelle. Reprenons l’exemple du paracétamol. Il nous est tous arrivé d’en consommer pour calmer un mal de tête ou une douleur musculaire. “Et à juste titre”, confirme Robert Barouki, Professeur de biochimie à l’Université Paris Descartes. “Le paracétamol est une molécule parfaitement assimilée par l’organisme qui agit sur des douleurs superficielles et que le corps évacue en quelques heures. Une prise occasionnelle n’entraine, en principe, aucune complication ! Mais… Si vous devenez un consommateur régulier, voire quotidien de cette molécule, certains effets peuvent se faire sentir. Notamment sur votre foie …” poursuit-il. Ajoutez à cela une consommation régulière d’alcool et vous avez toutes les chances d’avoir des soucis hépatiques importants !
“C’est tout le problème des traitements. Il n’y a pas de cas général car chaque molécule agit sur un organisme particulier à un instant précis” rappelle Xavier Coumoul. Et de cette particularité naît le besoin d’adapter au mieux les traitements à chaque patient notamment dans la prise en charge des maladies chroniques. L’équilibre remède-poison peut être très difficile à trouver. Souvenons-nous des premières trithérapies contre le VIH (virus du Sida) qui, tout en permettant d’améliorer considérablement l’espérance de vie des patients, entrainaient un nombre très important d’effets indésirables majeurs sur l’organisme. Aujourd’hui, les recherches ont permis de largement diminuer ces effets et de réduire de façon conséquente le nombre de médicaments consommé par les patients séropositifs (de plus de 10 pilules par jour à seulement à 1 ou 2 prises par semaine dans les cas les plus stables).

Prévenir la toxicité : un enjeu majeur pour les chercheurs et l’industrie pharmaceutique
Est-il pour autant possible d’anticiper, dès la conception d’un traitement, l’ensemble des effets secondaires qu’il peut engendrer ? “C’est un enjeu sur lequel les équipes de recherches travaillent quotidiennement et bon nombre de médicaments ne voient jamais le jour car trop toxiques pour l’organisme” poursuit Xavier Coumoul. Un certain nombre de scandales sanitaires ont nourri cette défiance. “Certains précédents ont eu des répercussions dans l’opinion publique” confirme Robert Barouki. “Prenons l’exemple de la Dépakine. Cet antiépileptique, bien toléré chez des patients adultes, pourrait provoquer l’apparition de malformations ou de troubles autistiques chez les enfants dont les mères épileptiques ont été sous traitement pendant leur grossesse” explique-t-il. La littérature scientifique a bien démontré ce fait ; pour autant, certaines femmes enceintes ont été maintenues sous Dépakine pendant leur grossesse, certains médecins craignant de remplacer un médicament jusque-là bien toléré. Là encore l’équilibre entre le remède et le poison doit être recherché et une bonne connaissance des effets toxiques à long terme est nécessaire et doit être prise en compte. Prévenir de tels effets secondaires sur le très long terme est-il vraiment possible ? “De plus en plus ! Pour mieux prédire la toxicité du médicament il faut mieux comprendre son mécanisme d’action. C’est ce que permettent notamment les nouvelles techniques dites de “omiques” qui offrent la possibilité de mieux visualiser les potentiels effets secondaires d’un traitement très tôt dans son développement” conclut Xavier Coumoul. La toxicologie répond donc au vieil adage : mieux vaut prévenir que guérir !

Des contributions anciennes de notre université
Notre université a eu des contributions très significatives au domaine de la toxicologie. Nous n’en évoquerons que deux ici. D’abord le Professeur René Truhaut de la Faculté de Pharmacie a marqué la toxicologie réglementaire dès les années 50. Il a siégé dans les grandes instances nationales et internationales qui ont introduit cette réglementation et précisé le concept de seuil et de dose journalière admissible pour certains composés toxiques. Les docteurs Daniel Mansuy et Patrick Dansette du laboratoire de chimie de la Faculté des Sciences Fondamentales et Biomédicales de l’Université Paris Descartes bénéficient d’une reconnaissance internationale pour avoir contribué de manière très significative à la compréhension des mécanismes de dégradation des médicaments qui entraînent le plus souvent leur détoxication, et parfois l’activation de leurs propriétés thérapeutiques ou toxiques.

Découvrir la vidéo sur l’UMRS 1124Toxicologie, pharmacologie et signalisation cellulaire

MASTER TOXICOLOGIE HUMAINE, ÉVALUATION DES RISQUES, VIGILANCE
Il s’agit de former des étudiants à la compréhension des relations entre identification du danger lié à un produit et les risques liés à son emploi. Acquérir la démarche expérimentale (modèles d’évaluation), connaître les principaux problèmes de toxicité et la réglementation associée. La filière professionnelle débouche essentiellement sur des carrières dans le domaine de la pharmacovigilance ainsi que de la toxicologie réglementaire. La filière recherche conduit à une large palette de compétences de chercheurs.