close

Sommaire

RECEVOIR LE MAGAZINE

Vous souhaitez recevoir notre magazine en version papier ? Indiquez-nous vos prénom, nom et adresse postale :

Réseaux sociaux

Crédits

UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – ®F. POLETTI – istock2017

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Frédéric Dardel, Jean-Michel Scherrmann, François Bouzom, Salima Hacein-Bey-Abina, Alain Fischer, Pauline Chauvin, Jean-François Toussaint, Luc Collard, Jean-Paul Gaudillière, Isabelle Varescon, Jean-Hugues Trouvin, Jérôme Peigné, Xavier Coumoul, Robert Barouki, Ariel Lindner, Marie Zins, Karine Audouze

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

close

RECEVOIR LE MAGAZINE

Vous souhaitez recevoir notre magazine en version papier ? Indiquez-nous vos prénom, nom et adresse postale :

Réseaux sociaux

close

Crédits

UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES
12 RUE DE L’ÉCOLE DE MÉDECINE
75006 PARIS

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Dardel

RÉDACTEUR EN CHEF : Pierre-Yves Clausse

RÉDACTEURS : Jean-Christophe Piot, Pierre-Yves Clausse

CRÉDIT PHOTOS : Université Paris Descartes – ®F. POLETTI – istock2017

CONTRIBUTEURS :
Par ordre d’apparition dans le magazine : Frédéric Dardel, Jean-Michel Scherrmann, François Bouzom, Salima Hacein-Bey-Abina, Alain Fischer, Pauline Chauvin, Jean-François Toussaint, Luc Collard, Jean-Paul Gaudillière, Isabelle Varescon, Jean-Hugues Trouvin, Jérôme Peigné, Xavier Coumoul, Robert Barouki, Ariel Lindner, Marie Zins, Karine Audouze

CONCEPTION ET RÉALISATION : Caillé associés

UNE IDÉE, UNE QUESTION ? presse@parisdescartes.fr

close

Mode d'emploi

Naviguer à l'horizontale

LA NAVIGATION DE GAUCHE À DROITE.
les rubriques se succèdent pour respecter la progression du magazine.

Naviguer à la verticale

LA NAVIGATION DE HAUT EN BAS
Glisser verticalement, pour faire le contenu de l'article.

Outils

  • close
    Fermer
  • print
    Version imprimable
  • format_size
    Agrandir le texte
  • search
    Rechercher
  • thumb_up
    Aimer l'article
  • share
    Partager
  • comment
    Commentaires
close
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages
Filter by Categories
Chapitres
Défi Biomédical
Défi économique
Défi humain
Défi règlementaire
Défi sanitaire
Défi sociétal
édito
Et ailleurs ?
Et demain ?
Panorama
webzine-5
webzine-6
webzine-7
Défi sociétal

Réguler le médicament

Historien des sciences et directeur de recherche à l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM), Jean-Paul Gaudillière retrace la longue histoire de la régularisation du médicament et de son industrie.

Quand commence-t-on à parler de médicament ?
Jusqu’à la fin du 19e, le mot médicament existe déjà mais n’est qu’un terme parmi d’autres : remède, materia medica… Jusque dans les années 50, le mot se généralise progressivement au gré de l’industrialisation de la production et devient petit à petit synonyme de substance chimique. C’est d’ailleurs une caractéristique occidentale d’avoir vu se développer une industrie pharmaceutique à part, distincte de la médecine. En Inde ou en Chine, il n’existe pas de pharmacie à proprement parler alors que la séparation entre médecins et apothicaires en Europe et aux États-Unis remonte à l’époque moderne, ce qui s’est traduit par une séparation des facultés concernées.

Quelles en sont les conséquences ?
Le médicament ayant depuis l’Antiquité la double caractéristique de guérir et d’être dangereux, la nécessité d’organiser sa consommation s’est renforcée à partir du 19e siècle. Les savoirs et les pratiques associés aux mélanges thérapeutiques sont devenus l’affaire d’une profession spécifique qui s’est progressivement structurée. Dès le 19e, le phénomène se traduit par l’émergence d’un monopole d’exercice, l’apparition d’un diplôme spécifique, l’élaboration d’un codex des produits et l’encadrement progressif de la profession, même si la naissance de l’ordre des pharmaciens ne date que de 1945.

Quelle forme a pris cette nécessité de contrôle ?
L’idée d’une régulation plus directement étatique émerge au 20e siècle. Les réponses diffèrent selon les pays occidentaux, mais on est globalement passé de l’idée d’un contrôle a posteriori comme celui qu’a assuré la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis dès 1905 à celle d’un contrôle a priori avec l’émergence des autorisations de mise sur le marché en Europe, dans les années 50. Ce choix d’un examen préalable portant sur chaque nouvelle substance là où l’ancien codex n’était jamais révisé que tous les 20 ou 30 ans s’inscrit dans un contexte d’explosion de la recherche et des nouvelles molécules.

Trois questions, un expert

Isabelle Varescon
Directrice du laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé de l’Université Paris Descartes.

Isabelle Varescon se consacre à l’étude des facteurs de vulnérabilité individuels et environnementaux au développement, au maintien et à l’arrêt des addictions. 

Faut-il parler d’addiction ou de dépendance aux médicaments ?
Le terme d’addiction est plutôt réservé à la consommation de substances psychoactives : opiacés, stimulants… Concernant les médicaments, toute la question est de savoir si leur usage est lié à une prescription ou s’il s’agit de substances obtenues en dehors des voies médicales classiques. Dans le premier cas, certains patients peuvent développer une forme de pharmacodépendance par nécessité qui n’est que la conséquence de leur traitement. La dernière version du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5) comporte désormais une catégorie spécifique, celle des troubles sérieux, légers ou graves liés aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques, basée sur onze critères de diagnostic.

Quelles sont les conséquences de ces troubles et qui peut les repérer ?
Elles peuvent concerner la vie professionnelle ou familiale comme l’état physique ou psychologique des personnes concernées. En tant qu’addictologues, celles que nous croisons traversent déjà une phase hautement problématique de leur consommation. Ce sont les généralistes qui sont en première ligne pour identifier de potentiels comportements addictifs chez des patients qui souffrent souvent de problèmes liés à d’autres substances comme l’alcool ou le cannabis. Le médicament s’inscrit en général dans une polyaddiction.

Quels sont les groupes de médicaments les plus propices à ces troubles ?
Ce sont généralement des substances qui ont un effet sédatif sur le système nerveux central, généralement pour soulager ou apaiser une personne qui souffre d’un état mental de tension nerveuse ou d’anxiété. Sans diaboliser ces médicaments utiles ou nécessaires à certains patients, je crois qu’il est important de sensibiliser à l’usage de ces produits, pour éviter que certains malades en fassent un usage détourné.